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Aide aux ex-squatteurs à Cachan (France)

La fraternité passioniste de Cachan s’investit
 

Le 17 août dernier, le bâtiment F de la cité U de Cachan occupé depuis près de 4 ans par « les 1000 de Cachan » a été évacué par la force publique. Le Maire de Cachan, après deux jours passés dans la rue, propose d’héberger dans un gymnase de la ville ceux qui n’ont pas accepté les nouvelles conditions de relogement. L’occupation du gymnase Belle Image commence ; elle durera jusqu’au 7 octobre, date de la signature d’un accord entre les délégués des ex-squatteurs, les représentants de France Terre d’Asile, SOS Racisme, la Licra (médiateurs nationaux) et le maire de Cachan, après intervention des médiateurs locaux (le Père Marc Lulle et le Pasteur Philippe Kabomgo Baya).

Entre temps, le 30 août, l’évêque, Monseigneur Daniel Labille, nous a tous appelés par un communiqué intitulé « Nous sommes tous concernés ». Il y citait en particulier deux passages de la Bible, l’un rappelant la condition d’étranger de ces personnes « J’étais un étranger et vous m’avez accueilli » (Mt, 25, 35) et l’autre citant le Siracide à propos du droit au logement : «  La première chose pour vivre, c’est l’eau, le pain, le vêtement et une maison pour s’abriter... Triste vie que d’aller de maison en maison  » (Si. 29, 21-24).

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Vue de l’intérieur du Gymnase

Le Père Marc Lulle nous a ensuite plus précisément appelés dans les deux églises de la paroisse sur un projet précis : qu’une famille de Cachan stocke les affaires restant en garde meuble d’une famille du gymnase.

Nous nous sommes mis en route avec un autre paroissien pour chercher des familles.

Signe de l’Esprit, la lettre que la liturgie nous proposait une semaine après était la lettre de Jacques (Jc 2, 14-18) que nous avons relue en Fraternité passioniste en retenant les points forts suivant :

Saint-Jacques insiste sur les besoins immédiats, simples, quotidiens, vitaux.
- Une foi qui n’agit dans les actes est une foi vaine, vide et même morte. La foi doit être mise en pratique ou n’est pas.
- Il existe des allers-retours entre la prière et l’action.
- Une vraie liturgie est une liturgie qui entre dans la vie.
- Nous travaillons à l’avènement concret d’une partie du Royaume ; c’est difficile car cela rencontre la résistance de nos égoïsmes à tous.

Avec l’aide de membres de la Fraternité passioniste, nous avons organisé le stockage de colis (mis au garde-meuble au moment de l’évacuation du squat) de familles africaines chez des familles cachanaises. En voici un premier bilan. Les affaires d’une soixantaine de chambres (donc environ soixante familles) ont été récupérées et stockées auprès d’une quarantaine de familles de Cachan. Il a ainsi été possible de vider le garde meuble aux deux tiers.

Du linge du gymnase a été lavé et d’autres membres ont participé à la garde d’enfants (dans des conditions particulièrement difficiles pour tous).

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7 octobre 2006 : sortie du premier enfant du Gymnase

Ces six semaines ont été un temps de vie fraternelle très important, nombreux contacts entre nous, relecture chaque dimanche des événements , accueil en Fraternité passioniste du Père Marc.

Alors que nous étions préoccupés de ne pas avoir lancé le thème d’année début octobre, l’une de nous a écrit qu’en réalité « elle [avait] démarré plus rapidement que d’habitude avec les événements cachanais ». Nous avons donc choisi comme thème d’année : mettre l’homme debout.

Nous revenons sur le sujet pour une lecture plus approfondie de ces événements dans notre forum sur ce même site "Mettre l’homme debout".